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Bienheureux Zbigniew Strzałkowski (1958-1991) et Michał Tomaszek (1960-1991)

Dans le monde, rien qu’en 2015, plus de 7000 chrétiens ont été tués en raison de leur foi en Jésus, et plus de 100 millions sont victimes de la persécution. Le terme « martyre » n’est pas juste un mot-clé pour se repérer dans l’encyclopédie de l’histoire de l’Eglise. C’est également la réalité de son quotidien et particulièrement à notre époque.

« Je désire me mettre au service du Seigneur en tant que prêtre, dans un monastère, dans mon pays ou en mission, quel que soit le lieu où Dieu m’appelle. Je désire imiter Saint François et le Bienheureux Maximilien Kolbe », écrivait, à 21 ans, Zbigniew Strzałkowski dans sa lettre de demande à entrer dans les ordres. Il étudia durant 6 ans la philosophie et la théologie au séminaire de la rue Franciszkańska à Cracovie, tout comme Michał Tomaszek.

Ils se retrouvèrent à l’occasion de leur mission au Pérou, dans le village de Pariacoto. La paroisse y couvrait plusieurs dizaines de villages. Pour atteindre certains d’entre eux, situés à 4000 m au-dessus du niveau de la mer, il fallait se déplacer soit à pieds, soit à cheval. Ils rendaient inlassablement service aux nécessiteux, particulièrement lorsque la région fut frappée par la sécheresse et l’épidémie de choléra. Les moines fournissaient des médicaments et de la nourriture et le père Zbigniew s’occupait des malades. Ils se chargèrent également de construire des routes, des canalisations et d’équiper les maisons les plus pauvres d’électricité. Ils faisaient tout cela pour tout le monde, sans exception. Et pour ceux qui désiraient grandir dans la foi, ils se mettaient à leur disposition comme prêtres, confesseurs et prédicateurs. Par la musique et le chant, le père Michał attirait beaucoup de jeunes vers l’Eglise.

Mais les terroristes maoïstes du Sentier Lumineux commencèrent à se méfier des moines polonais. Ils leur reprochaient d’éteindre l’élan révolutionnaire du peuple, et de collaborer avec les impérialistes (en l’occurrence, les religieux ne faisaient que distribuer les paquets envoyés par Caritas USA). Malgré les menaces et intimidations, les franciscains n’abandonnèrent pas ceux qu’ils avaient décidé de servir. Mais dans la soirée du 9 août 1991, ils furent enlevés et assassinés d’une balle dans la tête. Sur les cadavres, les partisans avaient laissé un message de menace : « c’est ainsi que mourront ceux qui soutiennent l’impérialisme ».

Les reliques des Bienheureux Zbigniew et Michał sont vénérées, non seulement au Pérou, mais également dans l’église St-François de Cracovie, à l’endroit même où a débuté leur chemin de sainteté comme personnes consacrées.

Les lieux associés à Bienheureux Zbigniew Strzałkowski (1958-1991) et Michał Tomaszek (1960-1991):